Ce film fût choisi par le plus pur des hasards, nous sortions du resto, le cinéma était à côté et mon regard se porta sur une affiche qui mentionnait en starring "Jeff Bridges". Oui, je n'ai pas choisi ce film pour son réalisateur, l'ensemble du casting ou encore le plot, mais pour l'unique raison que le Dude jouait dedans. Les années passant, je ne peux me défaire de cette idée que Jeff Bridges est le héros de la loose et du bowling... J'ai dû me rejouée des centaines de fois cette scène d'ouverture dans le supermarché en robe de chambre avec les lunettes de soleil en train de payer sa bouteille de lait avec un chèque. Une des scènes mythiques, que je commence à pouffer de rire avant même que le dialogue ne commence, ne pouvant détacher mes yeux de ce personnage incongru, le pechno auquel on s'attache. 
Le synopsis de Comancheria tient sur un demi post-it, et pourtant cela suffit à nous contenter: deux frères braquent des banques, mais la gourmandise les poussent à se retrouver dans une situation délicate: des habitants armés les traquent. Un scénario classique mais efficace. Le réel sujet traité se trouve en arrière-plan notamment celui d'un père qui se sacrifie pour sa famille et un homme qui se sacrifie pour son frère, des sujets lourds et fragiles. Le second point fort de ce film reste les dialogues qui sont tonitruants. J'ignore ce que retranscrit la version française, mais la VO est simplement désopilante, malgré une situation qui ne s'y prête pas forcément.  C'est sur ce point que le film est fabuleux, soit c'est un sujet sérieux, et qui n'est pas retranscrit à la dérisoire, les dialogues ne sont pas hors contexte, ne sont pas non plus de l'humour huilé ou forcé. Le naturel des acteurs et surtout de notre Dude est déconcertant, à tel point qu'on peut se demander si parfois certain de ses dialogues n'étaient pas improvisés.
Voilà le genre de film qui manque grandement aux box office actuel.