Les Tribulations d'une informaticienne

17 avril 2018

Dark Tranquility au Grillen

Voilà des années que je n'avais pas revu le quintuor suédois sous les projecteurs. N'ayant pas écouté les trois derniers albums, je n'avais pas d'attente particulière. Le petite salle du grillen était grouillante de monde, ce qui en soit est plaisant, même si pour un tel groupe je m'attendais à ce qu'il jouent dans une salle plus conséquente. Cela dit un concert un peu intimiste a aussi son charme.
Volontairement je ne ferai aucune critique détaillée concernant les deux premières parties. En effet, cela restait du passable, voire même du dispensable concernant Miracle Flair: totalement plat et sans intérêt.
Comme je le mentionnais mon retard conséquent d'écoute concernant les productions de DT, était au final comme une redécouverte du groupe. Les nouvelles compositions ne m'ont pas vraiment transcandés, elles reposent sur des acquis et délaissent le côté mélodique au profit d'un death plus moderne et criant. En aucun cas je ne critiquerai d'un point de vue technique, mais force de constater qu'un un manque de recherche et d'originalité se font clairement transparaître. Fort heureusement que la playlist incluait quelques vieux titres des 90's. Mikael Stanne lui-même mentionnait son amertûme pour les titres de l'époque.  Bien entendu la bonne humeur, le charisme et la générosité habituelle du chanteur ont permis tout le public dans la poche. De plus on a eu droit à un set plus long que prévu... Rien que pour ça, chapeau bas! Le seul point négatif, mais malheureusement réccurent était le son très brouillon et mal géré. Parfois on n'entendait même plus le chant, ou les basses étaient tellement mis en avant que cela gâchait les solos.
 Je dois le confesser, je fais indéniablement partie de ces gens qui aiment clâmer que "c'était mieux avant". En réalité, je ne déplore pas les nouveautés, mais regrette ma vieille compagne: l nostalgie, telle une rengaine tenace. En effet, j'ai conscience que les artistes doivent pouvoir  se sentir libre d'évoluer, se sentir en phase avec leur goût du moment, leur envie, et tout ce qui les entoure. Mais cela dit, le spleen ait également naturel...

 

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16 avril 2018

Insomnium à la laiterie

Contrairement à mes attentes, la salle était comble. Le concert n'affichait pas complet mais il y'avait cependant foule. Disons le nous bien, je suppose la proximité avec l'Allemagne aidant grandement à ramener des auditeurs du genre.
En première partie, Tribulation, qui après plus de dix ans d'existance parait jeune dans son interprétation. Jouant principalement du death, mais mélant des influences bien marquées de black et parfois alternant des passages plus progressifs. Le groupe semble encore se chercher et les compositions en souffrent. Les morçeaux devraient plus être beaucoup lissés et la transition entre les riffs n'est pas assez travaillée, ce qui se casse malheuseument un peu le rythme.  Néanmoins on peut applaudir qu'ils ne soient pas tombés dans le piège de la linéarité, en étoffant ces dernières d'une diversité de riffs. L'exécution est propre et dans l'ensemble carré. Techniquement, c'est très honnête, mais quand on passe avant un groupe de death mélodique avec un haut niveau technique, l'attente du public n'est plus la même. Et il serait peu affable d'admettre que ça pêche, mais il est dur d'être totalement impartial quant à ce jugement. En revanche, bon jeu de scène, et le public bien que timide a répondu présent à l'appel.

En parlant d'impartialité, je dois admettre que je n'ai strictement aucune objectivité concernant Insomnium en live. Je l'admets! Si je devais résumé je dirai Amazing, Stunning... Flawless! Oui oui rien que ça. Il existe certain groupe en live qui vous font un effet boeuf, et peu importe ce qu'ils peuvent jouer, vous allez adorer et rester baba devant. Ce groupe a non seulement de fabuleuses compositions mais en live c'est brillamment restranscrit et c'est sans compter sur le charisme de ce quatuor finlandais. Un pur bonheur! Nous avons eu droit à l'intégralité de leur dernier album. Ils ont juste ésquivé la petite musique d'intro. Mais peu importe... j'en rêvai, ils l'ont fait! S'en suit plusieurs titres phare de leurs précédents albums. Une setlist judicieusement choisie et qui plait. Même le son pour une fois était très correct. Vivement la prochaine tournée, je me languis de les revoir!

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22 mars 2018

Désintox par le voyage

En l'espace d'à peine un an j'ai enchaîné un beau périple en Inde du sud, une Saint Patrick pintée à Dublin, un road trip dans les fjords du Québec, un anniversaire à Édimbourg, et une longue virée au pays du soleil levant. Et me voilà privée de voyage pendant un long moment. La cause: je viens de changer de boulot.
Le fait d'avoir été plus en déplacement qu'autre chose, (je ne compte pas également les nombreux week-end à droite et à gauche, et les sorties type Japan Expo de Paris), j'ai mis pas mal de choses de côtés, dont les concerts, cinés. J'ai également une pile de livres de jeu de rôle que j'ai à peine feuilleté... Sans compter le week-end dernier étant en convention de jeu de rôle, j'en ai gagné encore deux... Va falloir sérieusement bouquiner et mettre son imaginaire à profit pour meujeuter prochainement!
Il était assez surprenant de reprendre contact avec un ami de très longue date, constatant tous les deux nous étions dans une phase "voyage, voyage". Comme il me l'a si bien résumé: "Après des années de défonce en festival, c'est bien de passer autre chose", j'ai pris conscience que j'arrivai au point d'overdose, et naturellement je m'étais tourné vers autre chose.
Mais voilà, je ne cacherai pas que ça me manque et l'envie d'aller faire du concert me titille fortement. D'autant plus qu'en ce moment les affiches proposées pour les quelques mois à venir autour de chez moi à venir sont juste à mon goût (et surtout nombreuses possibilités)!
Mais en aucun cas, je ne regrette d'avoir vraiment fait une pause. Je commence petit à petit a à nouveau apprécier les concerts, sans être blasée et d'une critique acerbe à toute épreuve!

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25 octobre 2016

Comancheria

Ce film fût choisi par le plus pur des hasards, nous sortions du resto, le cinéma était à côté et mon regard se porta sur une affiche qui mentionnait en starring "Jeff Bridges". Oui, je n'ai pas choisi ce film pour son réalisateur, l'ensemble du casting ou encore le plot, mais pour l'unique raison que le Dude jouait dedans. Les années passant, je ne peux me défaire de cette idée que Jeff Bridges est le héros de la loose et du bowling... J'ai dû me rejouée des centaines de fois cette scène d'ouverture dans le supermarché en robe de chambre avec les lunettes de soleil en train de payer sa bouteille de lait avec un chèque. Une des scènes mythiques, que je commence à pouffer de rire avant même que le dialogue ne commence, ne pouvant détacher mes yeux de ce personnage incongru, le pechno auquel on s'attache. 
Le synopsis de Comancheria tient sur un demi post-it, et pourtant cela suffit à nous contenter: deux frères braquent des banques, mais la gourmandise les poussent à se retrouver dans une situation délicate: des habitants armés les traquent. Un scénario classique mais efficace. Le réel sujet traité se trouve en arrière-plan notamment celui d'un père qui se sacrifie pour sa famille et un homme qui se sacrifie pour son frère, des sujets lourds et fragiles. Le second point fort de ce film reste les dialogues qui sont tonitruants. J'ignore ce que retranscrit la version française, mais la VO est simplement désopilante, malgré une situation qui ne s'y prête pas forcément.  C'est sur ce point que le film est fabuleux, soit c'est un sujet sérieux, et qui n'est pas retranscrit à la dérisoire, les dialogues ne sont pas hors contexte, ne sont pas non plus de l'humour huilé ou forcé. Le naturel des acteurs et surtout de notre Dude est déconcertant, à tel point qu'on peut se demander si parfois certain de ses dialogues n'étaient pas improvisés.
Voilà le genre de film qui manque grandement aux box office actuel.

03 octobre 2016

Winter is coming and Insomnium rings the bells

Winter is coming...
Oui c'était facile mais tentant! Voilà fraîchement dans les bacs le dernier Insomnium "Winter's gate" et il ne m'a pas fallu attendre longtemps pour l'écouter.
Insomnium est l'un des rares groupes qui en plus de quinze ans de carrière qui n'a jamais fait un seul faux pas. Mais avoir une telle réputation n'a pas forcément que des avantages, en effet, d'un tel groupe, nous attendons indéniablement un nouvel album de qualité au moins égale aux précédents, voire encore mieux! Un lourd défi à relever, sachant que jusqu'à présent rien, pas un seul morceau n'est à exclure de la set-list des 6 premiers opus.
Cet nouvel album est osé, un pari risqué: un album - une unique composition de 40 minutes. Oui vu comme ça, ça peut faire un peu peur, voire prétentieux de leur part et honnêtement on ne savait pas trop à quoi s'attendre.
Faisons un topo volontairement restreint, vous le dévoiler romprait le charme. Le morceau se compose en 7 principales parties, mais la transition entre chaque est harmonieuse et on se laisse glisser au son des divers riffs qui la compose. Aussi bien envoutant par son côté doom/mélodique, fort par son death explosif, et un chant puisssant, rien n'est laissé au hasard! Cette composition est simplement une ode à la musique! Transcandeant de bout en bout... on ne réalise même pas que les 40 minutes sont passées... On vérifie le temps, croyant à une farce et pourtant c'est bien le temps écoulé. Comme si un trou noir c'était créé dans l'espace-temps nous emmenant avec la musique et nous ramenait sur terre à la dernière note...
Cet album est magique, et à l'instar des précédents ne déroge pas à leur prouesse technique et originalité de leur création.
C'est opus est pour l'instant de loin l'album phare et immanquable de cette année.

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14 septembre 2016

Belgrade

Vive le low cost! En effet, cela m'a permis y'a quelques mois de faire une escapade à coût modique à Bristol, et le week-end dernier à Belgrade.
Ne nous mentons pas, Belgrade est une ville qui a un lourd passé, et les traces sont encore présentes. En effet, certains quartiers à la limite de l'abandon et d'autres semblant être en plein milieu de leur reconstruction mais laissant l'impression que jamais ils ne seront fini. D'autres quartiers beaucoup plus clinquant, en juxtaposition avec ses quartiers peu attrayant fait naître un sentiment de confusion. On ne saurait décrire cette ville. Parfois on aurait envie de s’émerveiller mais quelques rues plus loin, on retombe dans une facette plus sombre de la ville.
Cependant bien que ces aspects parfois peu engageant soit présents, la ville est animée. Les gens sont présents , ils aiment vivre, prendre leur temps en passantde longs moments à siroter un café turc et fumer. Cela rappelle un peu le cliché français d'il y'a quelques années où l'on avait encore la possibilité de fumer, et squatter sans modération les terrasses de café.
Ce contraste de passivité avec une ville qui se veut dynamique, fait étrange sensation. Je ne saurai dire si il existe un profond sentiment d'appartenance, et une fierté locale... Je suppose qu'il y'en a une, mais tout est paradoxe. Du moins en surface.
Ai-je aimé la ville, dans un sens oui, c'était très agréable le temps de week-end malgré le côté morne de certains quartiers, ils sont cependant compensés par la présence de petites commerces typiques ou encore de marchés.
De plus Belgrade est très accessible, contrairement à la Croatie qui profite de sa popularité , les prix restent plus raisonnable. Une pinte de bière locale variera autour d'un euro. Si on veut se faire plaisir le soir, pour un bon resto avec un plat principal et une boisson il faudra compter entre 7 et 10 euros par personne. Faites attention aux portions dans les restaurants, elles sont très copieuses. Le café, plus souvent grande tasse de café turc aux environs de 90 cents. Pour les fumeurs, c'est la fête, les paquets sont en moyenne de deux euros... et on peut fumer pratiquement partout... Pour les allergiques par contre, ça sera l'enfer pour vous!
N'hésitez pas à vous engager dans les quartiers, en dehors des rares principaux axes piétonniers, vous trouverez toujours âme charitable pour vous guider. Et les petits commerces traditionnels, sont encore très présent et font jouïr la ville d'un certain charme.
Bien entendu, en tant que touriste faire les principales activités de la ville semble logique, ne pas hésiter à se visiter le fort à Stari Grad, se promener le long du Danube et pourquoi pas en contrebas du fort, se prélasser au jardin botanique, se balader dans les quartiers de Vracar avec la réplique de Sainte-Sophie: Saint Sava et promenade dans le quartier Savski Venac, entre résidences luxueuses, colline et forêt de Topcider, se faire un resto dans le petit montmatre (Skadarlija) en écoutant des musiciens jouer des chants traditionnels. Quand au Novi Beograd, pour notre part, nous n'en avons pas trouvé l'intérêt.
Noter également, pour les fêtards, la ville vit également la nuit, et pour le prix il y'a moyen de se faire plaisir!

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01 juillet 2016

Un Magma qui refroidit

Notre quatuor français est de retour avec un album surprenant "Magma" qui ne cesse de faire couler l'encre depuis le premier titre "Stranded" disponible à l'écoute.
Il est un fait que Gojira est un groupe qui a évolué, et qui dans cet album délaisse le bon vieux death dont la France pouvait se vanter d'avoir un groupe d'une telle prestance, à un album flirtant avec le doom. On peut aisément comprendre que les fans soient sous le choc, et qu'une nouvelle vague de fan arrive, n'ayant pas alors pas les mêmes attentes. En effet, il n'est peu étonnant de revisiter le public avec un tel changement.
Que pensez de l'album en lui-même? Il est facile, voire trop pour eux. On a été habitué à des prouesses techniques, des variations dans les riffs, des compositions recherchées, alambiquées pour certaines. Idem, on a été habitué à un mélange de riffs violents, mélangé à des passages mélodiques qui nous transcandaient. Si on reste dans l'esprit des précédents albums,  ne nous mentons pas, ici nous nous ennuyons.
Non seulement trop de passage lent, beaucoup d'intros interminables, parfois même impression d'entendre du Black Sabbath (comme sur le titre "Yellow Stone"). On a aussi des influences indus avec une imposante présence de voix synthétisées (rappel un peu les débuts de Pain), et dans certaines musiques sur des riffs comme "Pray".
J'ai conscience ce que je semble dépeindre de cet album se révèle négatif, mais oui j'ai aimé les premiers albums, et j'étais tombé amoureuse de l'Enfant Sauvage. Ce qui peut expliquer qu'au premier abord je ne suis pas très enclin à cette évolution auditive.
Cependant, en soi, dans son genre il n'est pas mauvais, il exploite bien le côté sombre des compositions. Mais venant d'un groupe lambda on pourrait le classer peut-être comme bon, venant de Gojira, on ne peut s'empêcher d'associer le paramètre groupe de Death Progressif, et il devient plus dur alors d'être objectif.
Pour les avoir vu en concert sur la dernière tournée, y'a quelques semaines à Pratteln en live c'est vraiment très prenant. J'ai adoré leur prestation encore une fois, et les derniers titres donnaient une profondeur au concert, en nous plongeant  dans une ambiance atmosphérique. Mais définitivement sur album, cette dimension n'est pas restranscrite!

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28 mai 2016

Les zombies: le retour!

C'est différent...

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18 mai 2016

Chiens et Zombies

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20 avril 2016

Death To All à la laiterie

Parfois on se dit, "je serai mort avant d'avoir vu"... Ou "j'ai toujours regretté de ne pas être né plutôt pour avoir vu"... C'est ce dont je me plaignais avec Death jusqu'à il y'a deux ans avec une réformation: Death To All et un line-up qui m'avait clairement scotché.
Hier soir, rendez-vous à la laiterie. Peu de monde pour un tel groupe, c'était presque un petit pincement au coeur, mais quand bien même. Le groupe nous a livré une prestation de pas moins de deux heures de pure folie. Tout était parfait: le son, les musiciens, et la set-list rêvée... Vraiment tout les ingrédients étaient présents! B
Mention spéciale à Max Phelps qui m'a transcendé. Non, je n'ai pas flashé sur le musicien, mais oui, je suis tombée amoureuse de sa voix: elle n'est pas seulement taillée pour le death, mais elle colle aux compositions de Death. Et c'est également sans compter sur sa dextérité à enchaîner d'une manière des plus fluides: riffs endiablés et solos chiadés en même temps qu'il maintenait une incroyable justesse dans son chant. C'est indéniablement un musicien de talent. Et bien que je vois d'ici les vieux de la vieilles qui ont vu Death à la "vraie époque", ne vous en déplaise: Max Phelps était fait pour reprendre le flambeau de ce dit "groupe de reprise". Peut-être timide comme le mentionne à juste titre Steve DiGiorgio, mais sans aucun doute l'âme de ce dernier.
Pour ma part dire que je suis conquise serait en un euphémisme, ce concert rentre sans aucun doute dans le top des concerts que j'ai pu faire!

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